• Voici l'une des plus belles oeuvres de Chopin. Il s'agit d'une pièce intimiste et d'une grande beauté, très loin du vacarme pompeux de la version orchestrale qui accompagne les funérailles de chefs d'état (qui n'a été transposée que bien après la mort de Chopin). 

    Particulièrement, le passage central est un chant d'adieu aux êtres chers, d'un lyrisme et d'une mélancolie tels qu'il semble provenir d'un autre monde.

    Cette version ne comporte pas les quelques mesures les plus difficiles de la marche, et je n'ai pas non plus joué la répétition de la mélodie centrale.

    Une version admirable est celle de Valentina Igoshina, à la fois intense, violent et lyrique.

    La partition est disponible ici.

     


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  • Cette pièce est sans doute la plus courte de Chopin : 8 mesures, une perle pure, une perfection difficilement atteignable.

     

    Valentina Igoshina l'explique très bien dans cette vidéo.

    J'aime également beaucoup cette version.

    La partition est disponible ici.


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    Cette pièce est une version simplifiée par J C Philips du nocturne no 2 de Chopin. Comme toujours, avec Chopin, la mélodie est magnifique.

    Update du 5/12 : Nouvel enregistrement audio. Les trilles sont encore à parfaire mais c'est pratiquement au point.

     

    La partition originale est disponible ici : http://www.free-scores.com/partitions_telecharger.php?partition=591

    Ne sachant si la partition simplifiée est libre de droit, je ne la publie pas ici. Envoyez-moi un message si vous la voulez.

     

    Je vous invite à écouter la pièce originale jouée par Youndi Li ici : http://www.youtube.com/watch?v=EvxS_bJ0yOU



    5 commentaires
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    Voici une de mes pièces préférées de Chopin. Ecrit au cours d'une nuit d'orage, il débute par une mélodie chantante et celeste, empreinte de nostalgie. Le passage central, orageux et tragique, scande un chant funèbre allant crescendo, rappelant le tonnerre d'un orage.

    George Sand relate à propos de ce prélude : « Il y en a un qui lui vint par une soirée de pluie lugubre et qui jette dans l’âme un abattement effroyable. Nous l’avions laissé bien portant ce jour là, Maurice et moi, pour aller à Palma acheter des objets nécessaires à notre campement. La pluie était venue, les torrents avaient débordé; nous avions fait trois lieues en six heures pour revenir au milieu de l’inondation, et nous arrivions en pleine nuit, sans chaussures, abandonnés par notre voiturier, à travers des dangers inouïs. Nous nous hâtions en vue de l’inquiétude de notre malade. Elle avait été vive en effet, mais elle s’était figée comme une sorte de désespérance tranquille, et il jouait son admirable prélude en pleurant. En nous voyant entrer, il se leva en jetant un grand cri, puis il nous dit d’un air égaré et d’un ton étrange : « Ah! je le savais bien que vous étiez morts! » Quand il eut repris ses esprits et qu’il vit l’état dans lequel nous étions, il fut malade de spectacle rétrospectif de nos dangers ; mais il m’avoua ensuite qu’en nous attendant il avait vu tout cela dans un rêve, et, que ne distinguant plus ce rêve de la réalité, il s’était calmé et comme assoupi en jouant du piano, persuadé qu’il était mort lui-même. Il se voyait noyé dans un lac, des gouttes d’eau pesantes et glacées lui tombaient en mesure sur la poitrine, et quand je lui fis écouter ces gouttes d’eau qui tombaient effectivement en effet en mesure sur le toit, il nia les avoir entendues. Il se fâcha même de ce que je traduisais par le mot d’harmonie imitative. Il protestait de toutes ses forces, et il avait raison, contre la puérilité de ces imitations pour l’oreille. Son génie était plein des mystérieuses harmonies de la nature, traduites par des équivalents sublimes dans sa pensé musicale et non par une répétition servile de chants extérieurs. Sa composition de ce soir-là était pleine des gouttes de pluie qui résonnaient sur les tuiles sonores de la chartreuse, mais elles s’étaient traduites dans son imagination et dans son chant par des larmes tombant du ciel sur son cœur.»

    Cette pièce chargée d'émotions, d'une expressivité lyrique, se doit d'être interprêtée avec beaucoup de nuance et de sensibilité, sans aucune précipitation, avec de la lenteur et de la retenue dans le chant central.

    Mon enregistrement est un peu faible dans les graves, le problème vient de mon portable, que j'ai dû poser sur le côté droit du piano.

    Ma version préférée est celle de Valentina Igoshina, disponible ici : http://www.youtube.com/watch?v=6gV9gUeFHIw (et à titre de comparaison, sur le même site, la version d'Horowitz est une horreur... comme quoi, il ne suffit pas d'être un grand pianiste pour savoir bien jouer)

     

    La partition est disponible ici : http://www.free-scores.com/partitions_telecharger.php?partition=296


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  • Ce prélude me semble être le reflet du prélude no 15 Raindrop. Tragique et sombre, il fut joué avec le prélude no 4 lors des funérailles de Chopin.

    La mélodie principale est portée par la main gauche. Comme le numéro 15, il doit être interprêté avec retenue, sans précipitation.

    La partition est disponible ici : http://www.free-scores.com/partitions_telecharger.php?partition=294


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